Note bibliographique

Qu’est ce qu’une note bibliographique ?

Objectif général du présent document

Cette section a pour objet de vous donner les clés nécessaires à la réalisation de la note bibliographique demandée dans le cadre de l’évaluation du PIDEx au semestre 5. Cette note permet de positionner votre travail expérimental dans un existant scientifique. Elle permet, de manière synthétique, d’avoir une vision globale des références bibliographiques les plus pertinentes sur la thématique de l’étude, de mettre en évidence un manque dans les connaissances scientifiques que l’étude proposée va combler. Elle propose une problématique associée au sujet et donne quelques hypothèses qui proposent un bref aperçu du travail qui sera engagé dans la suite du travail.

L’écriture de la note bibliographique

Choisir les informations les plus pertinentes

Lors de vos recherches documentaires, vous avez accumulé un certain nombre de connaissances associées à des références bibliographiques en relation avec la compréhension de votre sujet. Il s’agit maintenant lors de la rédaction de la note bibliographique de sélectionner les informations et les références les plus pertinentes. Quelles sont celles qui décrivent le mieux les différents mots-clés de votre sujet ? Par exemple dans le cas d’un travail sur l’effet de la lumière sur les Végétaux, il s’agira de questionner quel est le végétal le plus pertinent en donnant les espèces qui ont été travaillées dans des études précédentes. Par exemple, vous constatez 10 références sur le maïs, 30 sur le blé et 5 sur le seigle, mais aucune sur le soja. Ainsi, vous pourrez justifier de la pertinence d’utiliser le blé car vous souhaitez vous inscrire dans la continuité de cette littérature fournie, ou de travailler le soja car aucune étude ne traite de cette espèce.

Les références scientifiques les plus pertinentes sont validées par la communauté scientifique. Ce sont des articles dans des revues scientifiques qui pratiquent la relecture par les pairs, c’est-à-dire que tout travail soumis dans ce type de journal est relu par un ou plusieurs scientifiques reconnus. Ces relecteurs ne connaissent pas l’identité des auteurs de l’étude et n’évaluent l’article qu’à la lumière de son contenu, et non en fonction de la qualité scientifique supposée d’un auteur. Que l’on soit titulaire d’un prix Nobel ou nouvellement docteur, tout scientifique est évalué de la même façon. Ce fonctionnement est d’ailleurs repris en PIDEx pour l’évaluation des différents documents écrits, car un enseignant-chercheur différent de votre tuteur évaluera vos productions. Des rapports ou des livres provenant d’institutions internationales scientifiques ou non comme la FAO, la Commission Européenne, le FMI, le CNRS, les Universités, le MNHN peuvent aussi être utilisées sans trop de problème en les citant. En revanche, les documents issus d’un auteur qui n’est pas clairement identifié, d’entreprises ou d’associations doivent être considérés avec la plus grande prudence, et ne sont pas acceptables dans la majorité des cas pour un article scientifique.

Du général vers le particulier

Le fil des idées doit aller des notions générales vers des points plus particuliers, par exemple en proposant une définition des mots-clés puis en précisant de plus en plus les notions, en illustrant toujours votre propos par des exemples issus de références bibliographiques. Cela permettra également de mettre en évidence des points d’interrogation, des manques de connaissances ou des zones de flou dans certaines connaissances scientifiques. Cette structure rédactionnelle vous permettra ainsi de positionner votre travail personnel comme légitime et digne d’intérêt au regard de ce qui existe déjà au sein de la communauté scientifique, et de répondre au manque de connaissances que vous avez pu mettre en évidence. Vous pouvez structurer votre note bibliographique en différents paragraphes qui vous permettent d’exprimer une idée à la fois. Des titres pour chaque partie ne sont pas forcément nécessaires et la structuration seule suffit à comprendre votre cheminement.

La problématique et les hypothèses

En fin de document, la problématique qui fait la synthèse de la réflexion est formulée et permet de donner l’orientation du questionnement auquel va répondre votre travail expérimental. Elle peut se décliner en plusieurs sous-questions qui permettent d’alléger la formulation de la problématique principale. Des hypothèses peuvent également être formulées, qui proposent une première réponse a priori à la problématique. Elles seront le point de départ de l’expérimentation, puisque tout le dispositif expérimental, l’obtention de données et leur analyse serviront à les valider ou les infirmer. Elles seront systématiquement formulées au conditionnel, ce qui permettra de bien les identifier au sein de votre document.

Les grandes règles de rédaction.

Le style rédactionnel de votre note bibliographique doit être le plus efficace possible. Des phrases courtes avec un sujet, verbe, complément sont souvent plus efficaces pour faire passer une information. Le présent est souvent employé, sauf dans le cas des hypothèses où le conditionnel est nécessaire, car ce qui est énoncé dans ce cas n’est pas encore prouvé. Il faut définir les notions essentielles mais ce document s’adressant à un public scientifique, il est inutile de revenir sur des définitions de notions basiques : par exemple le sol comme support de la vie terrestre ou l’eau composée de molécule \(H_2O\). Evitez l’utilisation des pronoms personnels à la première personne (« je » et « nous »), préférez par exemple la voie passive (« le seigle a été sélectionné pour évaluer l’effet de la lumière rouge » plutôt que « nous avons choisi le seigle et nous lui appliquons plusieurs niveaux de lumière »).

Concernant le recours aux références bibliographiques, toute idée, notion qui est extraite d’un document autre que le vôtre doit renvoyer à une source. Deux formes peuvent être rencontrées :

  • Soit une citation mot pour mot peut être réalisée. La citation doit être courte et entre guillemets suivie ou précédée de la référence associée. Cette forme n’est pas à privilégier, et doit être utilisée avec parcimonie, 1 ou 2 fois maximum dans un document ; « L’utilisation de matières organiques basées sur des plantes fixatrices d’azote pour la production de fertilisants organiques semblent être un bon choix et l’utilisation d’Azolla est une de ces possibilités » (Maham et al., 2018).
  • Soit il s’agit d’une reformulation, mais la référence associée reste nécessaire.

Certaines plantes fixatrices d’azote, comme la fougère aquatique Azolla, représentent une source intéressante pour produire de la matière organique qui servira de fertilisant (Maham et al., 2018).

La référence peut être positionnée en fin de phrase comme précédemment ou en début de phrase. Maham et al. (2018) indiquent que les plantes fixatrices d’azote, la fougère aquatique Azolla en tête, sont intéressantes en tant que fertilisants organiques.

Noter les formes précises de notation associées à la référence (les parenthèses, et al., la date). Toutes les sources dans le corps du document doivent renvoyer à une référence complète dans la bibliographie en fin de note. Les règles de citation et de rédaction des références bibliographiques doivent être scrupuleusement suivies, d’après la convention de rédaction des références bibliographiques.

La forme de la note bibliographique

La forme doit être la même que celle utilisée dans l’exemple de note bibliographique (voir ce document), c’est-à-dire avec un titre explicite qui peut différer du sujet proposé au lancement du PIDEx, les noms et prénoms des auteurs, leur appartenance professionnelle avec un indice numérique, 5 mots-clés maximum, et deux colonnes de rédaction. Les références bibliographiques peuvent être proposées sur une seule colonne. Concernant les mots-clés, il s’agit de termes qui ont un objectif d’optimisation du référencement du document dans les moteurs de recherche. Ils doivent donc être pertinents pour que votre production scientifique soit facilement retrouvée par des personnes qui s’intéressent à votre sujet. 4 pages maximum sans les annexes et la bibliographie sont imposées pour la rédaction de la note bibliographique. Il s’agira de préciser également le nombre de références bibliographiques en langue anglaise utilisées, sur le nombre total de références, et d’associer l’équivalent en pourcentage.